Il n’y a pas que le saumon dans la vie !

Comment faire pour avoir une consommation plus durable?

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Le poisson est intéressant sur le plan nutritionnel car il est riche en oméga-3.

Ces acides gras sont indispensables au développement et au fonctionnement du système nerveux, du cerveau, de la rétine et contribuent à la prévention des maladies cardio-vasculaires. En l’absence de consommation de produit animal, vous pouvez assaisonner vos plats avec de l’huile de lin, de l’huile de noix, de l’huile de colza ou de l’huile de germe de blé. Vous pouvez également réaliser un porridge ou un smoothie avec une cuillère à soupe de graines de chia ou de graines de lin moulues.

Les poissons que nous consommons peuvent être contaminés par des polluants présents dans l’environnement dont les dioxines et les métaux lourds ce qui peut avoir des effets néfastes sur notre santé en cas de surexposition. C’est le cas du saumon, qui, a cette particularité de capter les substances chimiques qui aime le gras

Vous l’aurez compris manger du poisson c’est sain mais il y a des recommandations à suivre pour minimiser les risques de surexposition à certains contaminants.

Il est recommandé de consommer du poisson deux fois par semaine

L’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande de consommer du poisson deux fois par semaine (une portion de 140gr ou deux fois 70gr) et d’associer un poisson gras (maquereau, sardine, hareng ou d’anchois.) et un poisson maigre (lieu noir, limande, merlu, merlan).

Et pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 3 ans il est conseillé d’éviter la consommation de poissons crus, de poissons insuffisamment cuits et de poissons fumés. Pour les femmes allaitantes ainsi que les femmes enceintes et les enfants de moins de 3 ans il est conseillé de limiter la consommation de thon, lotte (baudroie), loup (bar), bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie et sabre.

La surconsommation et la surpêche vident les océans

Que veut on dire par surpêche ? Et bien le chiffre suivant résume à lui seul ce qui se passe dans nos océans :

1 % des navires pêchent 50 % des poissons

Il y a donc une trop grande puissance de pêche non pas par le nombre de bateaux mais par le fait que les bateaux sont trop puissants, trop industriels.

Quelles sont les méthodes de pèches qui posent problème ?

  • la pêche au chalut de fond : c’est un filet que l’on traîne derrière le navire. Ce type de pêche, peu sélective, a un impact négatif sur les habitats marins et va empêcher les poissons juvéniles de pouvoir s’échapper
  • la pêche électrique : le chalut est équipé d’électrodes qui envoient des décharges électriques pour soulever et paralyser les poissons
  • la senne danoise

Il est donc préférable de choisir un poisson péché au casier, à la ligne ou avec la technique de la senne sur banc libre

Comment manger du poisson sans les menacer de disparition ?

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Aujourd’hui 33 % des stocks de poissons sont surexploités.

Au niveau mondiale la consommation de poisson s’élève à 20Kg par personne.

En France on consomme en moyenne 34Kg de produits de la mer par an par habitant.

Quelles sont les espèces de poissons à éviter ?

Il est très difficile d’établir des listes de poissons à éviter (rouge), à privilégier (verte) ou à consommer avec modération (orange) tout en prenant en compte la provenance et le type de pêche.

Cependant le WWF a dressé une liste de poissons que nous ne devrions délaisser  :

AnguilleBar de chalut (bar commun ou loup de méditerranée)
Cabillaud d’Atlantique Nord
->Eviter ceux provenant d’Ecosse ou de mer d’Irlande
->Privilégier ceux provenant de la mer de Barents ou d’Islande
Saumon sauvage d’Atlantique Nord
-> Consommer avec modération le saumon sauvage du Pacifique
-> Consommer avec modération le saumon d’élevage
Dorade sébaste et Dorade roseEspadon
FlétanGrenadier
LingueRaie
RascasseRequin
Sabre noirThon rouge
EmpereurCrevette tropicale

Voici les conseils à suivre pour consommer du poisson de manière responsable

1- Acheter un poisson de saison

ll ne vous viendrait pas à l’esprit d’acheter des tomates en plein hiver. Et bien pour les poissons c’est la même chose. Et comme pour l’agriculture, beaucoup de facteurs peuvent influencer les périodes de reproduction. Il est donc important de considérer cette liste comme une information et non comme une règle absolue

Quel poisson pour quel saison?

HiverPrintempsÉtéAutomne
Anchois
Bar
Baudroie (lotte)
Cabillaud
Chinchard
Congre
Daurade grise
Eglefin
Hareng
Lieu noir
Lieu jaune
Limande
Maquereau
Merlan
Merlu
Rouget barbet
Rouget grondin
Saumon
Sardine
Sole
Tacaud
Turbot

2- Manger moins de poisson

3- Varier les espèces de poisson

Les scénarios les plus pessimistes évoque un épuisement des stocks de poissons d’ici 2035. Il est donc indispensable de sortir de la trilogie saumon, cabillaud, crevette et de varier les espèces de poissons que nous mangeons.

Je vous invite à regarder le reportage de Julie Lotz diffusé le 20 janvier 2019 sur France TV dans le doc du dimanche « mollo sur le cabillaud »

Elle dévoile qu’une grande partie du Cabillaud péché en Norvège est envoyé à 15 000 Kms pour y être débité en filets ou en dos avant de se retrouver dans les rayons de nos produits surgelés. Une fois en Chine, de l’eau va être injectée dans la chair pour rendre le poisson plus lourd afin de le vendre plus cher et bien souvent des additifs (des phosphates) seront ajoutés pour rendre le poisson plus blanc et retenir l’eau injectée.

Le plus gros stock de Cabillaud au monde provenait de l’ile de Terre Neuve au Canada mais à cause de la surpêche il n’en reste plus rien. Le cabillaud que nous consommons aujourd’hui vient de l’Atlantique Nord Est où 12 zones sont surveillées par les scientifiques afin de ne pas reproduire l’extinction de l’espèce. Mais malgré cela nous pouvons consommer du Cabillaud provenant de stocks qui se portent mal. Il est donc très difficile pour nous consommateurs de nous y retrouver et de choisir notre cabillaud en toute connaissance de cause.

Voilà une autre bonne raison de cuisiner du Lieu, du Merlan ou du Tacaud. Ces poissons à chair blanches satisferont tout aussi bien vos enfants car ils contiennent peu d’arêtes.

Vous pouvez également varier votre consommation en cuisinant de la sèche, des encornets et des coquillages (coques, moule, palourde, pétoncle…)

4- Regarder les étiquettes afin de privilégier la pêche à la ligne ou au casier

5- Opter pour un poisson péché localement

Si vous n’habitez pas près de la mer et que vous voulez opter pour le circuit court il existe des solutions pour vous assurer d’avoir du poisson frais, d’origine française et qui assure la juste rémunération des pêcheurs. Poiscaille propose des paniers marins comme les paniers de légumes sur abonnement. Pour de bon est une market place alimentaire du producteur et consommateur

Pour vous aider l’application Planet Ocean vous aide à choisir un poisson en fonction de sa provenance

6- Privilégier les poissons avec le label MSC (Marine Steward Council)

Mais attention ce label ne garantie pas à 100 % que ces produits sont issus de pêcheries et élevages durables comme le montre le reportage de Julie Lotz. Mais ils prônent le moins pire.

7- Privilégier du poisson sauvage plutôt que du poisson d’élevage

Ils vivent dans la nature et ne grandissent pas dans des cages surpeuplées

8- Sélectionner des poissons entiers plutôt que des filets

Parce qu’il sera plus facile de juger de le fraîcheur du poisson. Pour reconnaître un poisson frais vous devez vous fier à votre odorat. Le poisson doit avoir une légère odeur de mer et d’algues. Le poisson doit être brillant. L’œil doit être vif, clair et brillant, fuyez les pupilles noires et opaques. Soulevez les ouïes pour voir la couleur des branchies. Celles-ci doivent être rouge ou rose et encore humides

Entier le poisson sera meilleur marché

9- Eviter les crevettes tropicales et les espèces surpêchées et/ou en voie de disparition

10- Eviter les poissons prédateurs (thon, daurade) et les poissons de rivière exposés aux métaux lourds

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Sources : Bloom association; ANSES; WWF

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